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Le Racing Club de Lens (RCL) abrégé en RC Lens est un club de football français professionnel fondé à Lens en janvier 1906 et dont le siège se trouve aujourd'hui sur le site de La Gaillette à Avion, à trois kilomètres de la cité minière.

Le RC Lens compte à son palmarès deux titres nationaux de premier ordre, obtenus sous les ordres du « druide » Daniel Leclercq : un championnat de France, remporté en 1998, et une Coupe de la Ligue, obtenue la saison suivante. À l'échelle européenne, le club joue deux fois la Ligue des champions en 1998-1999 et en 2002-2003. En outre, Les sang et or ont atteint les demi-finales de la Coupe UEFA en 2000 et ont remporté la Coupe Intertoto en 2005.

En 2008-2009, le club est champion de Ligue 2.

Depuis le 18 juin 1933, le RC Lens est résident du stade Bollaert-Delelis (anciennement stade Félix-Bollaert, jusqu'en septembre 2012), il peut accueillir jusqu'à 38 223 personnes.

Histoire[]

Des débuts au professionnalisme (1906-1934)[]

Les premières évocations de football dans la commune de Lens datent de 1905. Le patron du café « Chez Douterlinghe » a l'idée de fonder un club après avoir assisté à plusieurs rencontres de lycéens disputées sur la place Verte de la ville. Le premier comité directeur du club est élu au début de l'année 1906 et le nom retenu pour la formation est le Racing Club lensois, en référence au prestigieux Racing Club de France, dont la section football remporte le championnat de France USFSA en 1907. Les premières couleurs du club sont le vert et le noir, en référence à la place Verte et au charbon. Pour pouvoir disputer une compétition officielle de la Ligue d'Artois, le club dépose ses statuts à la sous-préfecture de Béthune le 18 octobre 1907. Le club dispute le championnat de la Ligue d’Artois en 1907-1908 et évolue pour cela sur une pâture puis un terrain que met à disposition la Compagnie des mines de Lens avec un nouveau maillot reprenant le damier du Havre mais en y insérant du rouge et du noirc. Ce maillot ne reste en vigueur qu'un an avant de devenir noir avec les lettres RCL peintes dessus en blanc. En 1912, le club rejoint le Parc de la Glissoire entre Lens et Avion. Durant cette période, messieurs Van den Weghe, Lotin et Douterlinghe sont les présidents successifs du club.

La Première Guerre mondiale et les destructions que la guerre provoque dans la commune entraînent l'arrêt des activités du club. Sous l'impulsion du directeur Laroche, directeur du Comité de secours américain, le club renaît à partir de 1919 sous les couleurs bleu ciel et blanche de l'« Union sportive du foyer franco-américain », mais retrouve bientôt son nom originel. L'équipe ne reprend les compétitions officielles qu'en 1922. Elle compte alors sa première recrue étrangère, l'Italien Nanni, suivi d’ouvriers polonais immigrés venus pour travailler à la mine.

L'année suivante, Pierre Moglia devient président du club. Celui-ci, en référence à l'occupation espagnole de l'Artois aux xvie et xviie siècles, élabore un maillot rayé de rouge et de jaune. Durant sa présidence, le club rejoint le stade municipal Raoul-Briquet. Le club gagne le championnat d'Artois en 1926 devant Billy-Montigny et rejoint en 1929 la Division d'Honneur du Nord (DH Nord), le plus haut niveau régional, après un nouveau titre en championnat d'Artois. Le 6 novembre 1929, la compagnie des mines de Lens acquiert un terrain pour y bâtir un nouveau stade qui deviendra le stade Bollaert.

En janvier 1931, la fédération française décide l'adoption du professionnalisme en France. Le premier championnat professionnel a lieu en 1932-1933 mais ne concerne pas le club lensois, qui atteint cette saison-là son meilleur classement dans la DH Nord en se classant deuxième. Toutefois, les dirigeants du club décident de monter un dossier pour intégrer un championnat professionnel dans un futur proche.

Des premiers titres au retour amateur (1934-1969)[]

Après un an et demi d'incertitude, le Racing Club de Lens est admis en deuxième division en 1934 et bénéficie pour cela d'un nouveau stade inauguré le 18 juin 1933, confié au club en 1934 et qui prend le nom de Félix Bollaert, président du Conseil d'Administration des mines de Lens, à la mort de celui-ci en 1936. Sous l'impulsion de deux recrues étrangères, le Hongrois Ladislas Smid (dit « Siklo ») et l'Autrichien Anton Marek, le club pointe à mi-saison en tête avant de finir cinquième. Progressant d'une place l'année suivante, cette saison est marquée par la sélection en équipe de France de deux joueurs du club, Raymond François et Edmond Novicki. Lens devient champion en 1937 devant l'US Valenciennes et l'AS Saint-Étienne et est alors promu en première division.

Lens est septième du championnat en 1939 avant que la deuxième Guerre mondiale n'interrompe le championnat l'année suivante. Le championnat de France est initialement découpé en trois zones : Nord, Sud et interdite. Lens figure dans cette dernière zone et peut conserver la plupart de ses joueurs en raison de leur statut de mineur qui les maintient en France. Vainqueur du championnat de la zone interdite en 1941 et 1942, le club remporte également la finale de zone interdite de la Coupe de France 1942 devant l'Olympique Iris Club lillois avant d'être dominé en finale interzone par le Red Star. Le championnat de France est composé en 1943 en deux groupes Nord et Sud. Pour la zone Nord, le Racing remporte le titre avec 13 points d’avance sur le FC Rouen et le SC Fives. Lors de cette saison, le club établit un record en Coupe de France en gagnant son seizième de finale contre Auby-Asturies par 32 buts à 0, avec 16 buts pour le seul Stanis. Le club gagne la finale de zone une nouvelle fois devant Lille avant de s'incliner contre Bordeaux. L'année suivante, les professionnels de l'équipe lensoise intègrent la formation fédérale Lens-Artois mise en place par le régime de Vichy au sein du championnat de France « fédéral ». La sélection nordiste remporte la compétition malgré un match de retard jamais disputé, tandis que le RC Lens poursuit ses activités en championnat amateur. Dès 1944 ce système centralisé est abandonné, et les joueurs retrouvent leur club d'origine.

Au sortir de la guerre, les houillères sont nationalisées et le budget du club réduit. Le club est relégué en deuxième division en 1947. L'année suivante, malgré sa présence en division inférieure, Lens atteint la finale de la Coupe de France où il affronte le LOSC, alors deuxième du championnat de division 1 et double tenant du titre. Lens égalise à deux reprises grâce à Stanis avant d’être battu à cinq minutes de la fin sur un but de Jean Baratte. Ce but est contesté par les Lensois en raison d’une faute supposée de Baratte sur Stanislas Golinski. Mais le club, en remportant son deuxième titre de deuxième division la saison suivante, remonte au premier échelon national.

Pour son retour dans l'élite, le club reste cantonné pendant trois saisons dans la deuxième moitié du classement (à cause de problèmes dans le renouvellement de l'effectif) avant de voir ses résultats s'améliorer : il atteint la septième place en 1953 et 1954, puis la troisième en 1955. Avec des joueurs réputés comme le milieu de terrain Xercès Louis, les ailiers Maryan Wisniewski et Michel Stievenard ou le buteur Suédois Egon Jönsson recruté en 1954, le RC Lens est vice-champion de France deux années consécutives : en 1956, à un point de l'OGC Nice, et en 1957, à quatre points de l'AS Saint-Étienne. Parallèlement à ces performances, le club met en place une politique de détection de jeunes prometteurs et remporte la Coupe Gambardella à deux reprises en 1957 et 1958. Moins performant en championnat les années suivantes, malgré l’émergence d'Arnold Sowinski et d'Ahmed Oudjani, le club termine seizième et premier non-relégable en 1959. En coupe, les performances sont meilleures : Lens gagne la Coupe Drago en 1959 aux dépens de Valenciennes par trois buts à deux et en 1960 en dominant Toulon sur le même score. Deux ans plus tard, le Racing participe à la Coupe de l'Amitié, une compétition qui oppose alors des clubs italiens et suisses aux français. Lens gagne la finale contre Torino après avoir dominé l'AS Rome en demi-finale.

En 1960-1961 et en 1961-1962, Lens participe à l'éphémère Coupe anglo-franco-écossaise, perdant la première année contre Clyde 6-1 en score cumulé puis la deuxième année contre Cardiff City 6-2 en score cumulé.

En championnat, le club se classe troisième en 1963-1964 derrière Saint-Étienne et Monaco. Le club dispose cette saison-là de la meilleure attaque du championnat, à égalité avec Saint-Étienne avec 71 buts, grâce notamment à Georges Lech et Ahmed Oudjani, meilleur marqueur du championnat avec trente réalisations. Oudjani compile 93 buts dans sa carrière lensoise, ce qui en fait le meilleur buteur de l’histoire du club avec Maryan Wisniewski. Malgré une victoire en Coupe Drago en 1965, les performances du club sont ensuite en régression parallèlement à l'activité déclinante des houillères et à la situation financière inquiétante. Lens descend en deuxième division en 1968, ce qui entraîne le départ de plusieurs joueurs dont Lech. En 1969, les houillères, en déficit chronique, arrêtent de soutenir financièrement le club. Le 13 mai de la même année, les dirigeants du club décident d'abandonner le professionnalisme ; le RC Lens doit évoluer dès lors en Championnat de France amateur.

De la reconstruction aux nouvelles difficultés financières (1969-1988)[]

Alors que l'affluence du stade s'est réduite, le Racing Club de Lens dispute le Championnat de France amateur, au sein du groupe Nord. Entraîné par Arnold Sowinski qui a comme directeur sportif Henri Trannin, le club bénéficie du soutien du maire de Lens, André Delelis, qui négocie le rachat du stade Bollaert aux Houillères pour un franc symbolique. Grâce à sa quatrième place en championnat, le club remonte en deuxième division en 1971.

Aidé par les recrues polonaises que sont Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, le club atteint les demi-finales de la Coupe de France 1972, battu lors de la double confrontation par le Sporting Étoile Club de Bastia (3-0, 0-2), puis obtient l'année suivante le titre de champion de deuxième division. En 1975, le RC Lens dispute sa deuxième finale de Coupe de France. Opposés à l'AS Saint-Étienne, les Lensois s'inclinent par deux buts à zéro, deux réalisations signées Oswaldo Piazza puis Jean-Michel Larqué sur une reprise de volée. Saint-Étienne réalisant le doublé coupe-championnat, Lens est qualifié pour disputer la Coupe des Coupes, sa première compétition européenne. Après une qualification aux dépens du Home Farm Dublin (1-1, 6-0), Lens est battu par le FC La Haye en huitièmes de finale (3-2, 3-1).

Sous l'impulsion de son milieu de terrain, considéré comme « le meilleur de France », le RC Lens termine la saison suivante à la deuxième place du championnat à 9 points du FC Nantes. Cette deuxième place convaincante vaut au club d'être cité en exemple par la presse sportive d'un retour au sommet réussi. Enregistrant l'arrivée du Nordiste et international Français Didier Six en provenance de l'US Valenciennes-Anzin, le club dispute la Coupe de l'UEFA. Après avoir éliminé les Suédois de Malmö FF, la Lazio Rome est l'adversaire des Lensois en seizièmes de finale. Lors du match aller disputé en Italie, les Romains s'imposent deux à zéro. Au retour, Didier Six, grâce à un doublé, permet à Lens d'aller en prolongations. Auteurs alors de 4 buts inscrits par Bousdira, Six à nouveau et un doublé de Moncef Djebali, les Lensois s'imposent finalement par six à zéro et se qualifient pour les huitièmes de finale où ils sont dominés par le FC Magdebourg (4-0, 0-2). Le vestiaire est cependant divisé et les résultats s'en ressentent en championnat. Le RC Lens termine en effet dix-huitième et premier relégable.

Lens ne reste qu'une saison au niveau inférieur. Deuxième de son groupe, l'équipe menée par Roger Lemerre, qui a succédé à Sowinski au poste d'entraîneur, élimine l'Olympique avignonnais puis gagne le barrage d'accession contre le Paris FC aux tirs au but. Après trois saisons dans le ventre mou du championnat et une demi-finale de Coupe de France perdue contre Bastia en 1981 (2-0, 1-0), Lens, avec comme nouvel entraîneur Gérard Houllier, se classe quatrième du championnat en 1983 et se qualifie pour une nouvelle Coupe de l'UEFA. N'y rencontrant que des clubs belges, Lens élimine La Gantoise puis le Royal Antwerp avant d'être dominé en huitièmes de finale par Anderlecht (1-1, 1-0). Le but lensois inscrit à Bollaert l'est sur une passe en retrait destinée au gardien belge Jacky Munaron qui est détournée dans son but à cause d'un caillou lancé par un supporter depuis les tribunes. Les joueurs principaux de l'équipe sont alors les champions olympiques de 1984 Brisson, Xuereb, Sénac ainsi que Philippe Vercruysse, tous internationaux français.

Houllier quitte le club en 1985 pour rejoindre le Paris Saint-Germain et est remplacé par Joachim Marx. Cinquième pour sa première saison, Lens est éliminé dès le premier tour de la Coupe de l'UEFA l'année suivante par Dundee United et rétrograde les saisons suivantes dans le classement du championnat en raison d'un déficit financier du club, contraint de vendre ses meilleurs éléments. Au début de la saison 1988-1989, le RC Lens se retrouve à la dernière place du championnat, ce qui entraîne la démission du président Jean Honvault le 21 août 1988. Trois jours plus tard, Gervais Martel est nommé président du club.

Ère Martel (1988-2012)[]

Parvenant à se maintenir après des débuts de saisons ratés et grâce à quelques « sauveurs », nommés Sowinski ou Bergues entre autres, Lens se stabilise et devient un club important du football français. Dans un premier temps, Lens retrouve l'Europe (1995 et 1996) puis son importance se confirme et augmente avec le titre de 1998, acquis aux dépens du FC Metz, grâce à un match nul face à l'AJ Auxerre lors de la dernière journée, qui fait entrer le Racing Club de Lens dans le cercle des clubs champions de France.

Une saison plus tard, toujours sous la houlette de son entraineur fétiche - Daniel Leclercq - dit "Le Druide" - le club obtient un deuxième grand trophée, en remportant la Coupe de la Ligue. Proche ensuite d'étoffer son palmarès (au pied de la finale européenne en 2000), titre perdu en 2002. Avec Joël Muller aux commandes, Lens connaît ensuite des bonnes périodes en championnat en milieu de décennie en occupant la première partie de tableau de façon régulière et disputant des matchs de coupe d'Europe de prestige (battant au passage le Milan AC et tenant en échec le Bayern Munich).

Lens retombe dans ses travers courant 2007. L'équipe laisse échapper de peu une qualification pour la Ligue des champions. L'entraîneur Francis Gillot démissionne et il est remplacé par Guy Roux. Mais la greffe ne prend pas et Jean-Pierre Papin qui le remplace, ne parvient pas à redresser la situation. Lens est relégué en Ligue 2. Il n'y reste qu'un an, mais les finances du club ont souffert et l'équipe n'est pas renforcée. La première saison est correcte (11e et demi-finaliste de la Coupe de France), la seconde se termine par une nouvelle descente avec une 19e place. Dès lors, Gervais Martel se lance dans ce qu'il appelle la « reconquête » afin de redonner au club les valeurs qui avaient fait son succès, notamment en recréant un lien social fort dans le bassin minier.

Pour sauver « son » Racing, Gervais Martel décide de vendre une partie de ses parts au Crédit agricole Nord de France qui devient ainsi actionnaire majoritaire du Racing Club de Lens. Martel, qui peut bénéficier d'une offre de rachats d'actions prioritaire, espère racheter ces parts au 30 juin 2012 grâce à une nouvelle montée. La saison lensoise est un véritable calvaire, les Lensois ne parvenant à se maintenir que lors de l'ultime journée de championnat, le Président Martel n'a pas les ressources nécessaires pour redevenir actionnaire majoritaire. Il est contraint de démissionner de son poste de Président et la banque nordiste installe Luc Dayan et Antoine Sibierski remplace Jocelyn Blanchard au poste de directeur sportif.

Intermède Crédit Agricole (2012-2013)[]

Lorsque la banque, actionnaire de longue date, devient majoritaire dans le capital du RC Lens, l'objectif de Luc Dayan, le nouveau président, est d'assainir les finances du club avant une revente à la fin de la saison. Démissionnaire, Gervais Martel promet de revenir à la tête du club lorsqu'il aura trouvé les ressources nécessaires. Sur le plan sportif, le nouveau propriétaire souhaite voir le club se maintenir et intervient rapidement pour licencier l'entraîneur, Jean-Louis Garcia, et installer Éric Sikora, alors entraîneur de la réserve.

Le club réalise une saison moyenne en s'appuyant largement sur ses jeunes et termine à la 12e place avec une belle épopée en Coupe de France qui voit le RC Lens s'incliner en quart de finale face aux Girondins de Bordeaux dans un Stade Bollaert-Delelis plein à craquer (2-3).

En mai 2013, la vente du Racing Club de Lens se précise et la banque annonce qu'elle est en discussion avec deux repreneurs potentiels. Fin mai, les identités des intéressés sont connues, il s'agit du luxembourgeois, Mangrove Capital Partners, mené par Marc Ingla, ancien vice-président du FC Barcelone, et de l'azerbaïdjanais, Baghlan Group FCZO déjà propriétaire du FK Bakou, avec à sa tête Hafiz Mammadov et l'ancien président, Gervais Martel.

Le 14 juin 2013, le Crédit agricole Nord de France annonce rentrer en négociations exclusives avec le projet de rachat emmené par le duo Martel-Mammadov.

Alors que le retour de l'ancien président semble bouclé, la DNCG rétrograde le club en National le 26 juin 2013 pour manque de visibilité sur l'avenir financier du RC Lens.

Luc Dayan et le Crédit agricole Nord de France en plein processus de vente et les futurs propriétaires n'étant pas encore autorisés à représenter le club nordiste, aucune garantie financière n'a été amenée ce qui a poussé l'organe décisionnaire à le rétrograder avant l'appel formulé par la banque.

Le 4 juillet 2013, lors de la nouvelle audition, le projet de reprise du duo franco-azerbaïdjanais est présenté à la DNCG qui met sa décision en délibéré avant d'être finalement réintégré en Ligue 2 le 9 juillet.

Le 18 juillet 2013, Gervais Martel tient sa première conférence de presse en tant que nouveau président du RC Lens où il détient 40 % de la holding, le reste appartenant à son associé, Hafiz Mammadov.

Mammadov et le retour de Martel aux affaires (2013-2016)[]

Pour sa première intervention officielle, Gervais Martel, tout nouveau PDG, est aux côtés du nouvel entraîneur de l'équipe, Antoine Kombouaré. Le nouvel organigramme du RC Lens est dévoilé avec notamment Jocelyn Blanchard qui récupère sa place de directeur sportif, remplaçant dans ces fonctions, Antoine Sibierski, et Xavier Thuilot, ancien directeur général de l'éternel rival, Lille au poste de directeur général adjoint.

Le 16 mai 2014, le club termine à la seconde place du classement lors l'ultime journée de Ligue 2, mais l'accession en Ligue 1 est refusée par la DNCG quelques semaines plus tard. Le CNOSF émet ensuite un avis favorable à la montée des Lensois en Ligue 1 le 25 juillet 2014, confirmé par le comité exécutif de la FFF.

Le club est ensuite interdit de recrutements pour la somme de 4 millions d'euros, promise et non versée par le propriétaire Hafiz Mammadov. Le 26 novembre 2014, Azad Rahimov, le ministre des Sports de l'Azerbaïdjan, affirme même que Hafiz Mammadov "ne peut plus soutenir le club" et évoque une "banqueroute".

Le 16 décembre 2014, le président Gervais Martel est auditionné par la DNCG. L'interdiction de recrutement est levée à la suite de l'arrivée de 2,5 millions d'euros manquants. Cependant, cet apport ne permet pas au club d'avoir une meilleure vision sur le long terme, l'actionnaire majoritaire étant toujours en grande difficulté.

Le 29 janvier 2015, la justice annule l'autorisation de montée en Ligue 1 du RC Lens, le club et la FFF font alors appel.

Le 2 mai 2015, après une seconde partie de saison pénible et à quatre journées de la fin de la Ligue 1, le RC Lens est relégué en Ligue 2, un an à peine après son retour en Ligue 1.

Rachat par la société Solferino (2016)[]

À l'été 2016, la société luxembourgeoise Solferino est choisie par le tribunal de commerce de Paris pour reprendre le club sang et or. Elle détient  65,4 % de la SASP Racing Club de Lens, l'Atlético de Madrid possédant les 34,6 % restant. La société Solferino est détenue à 89,1 % par une société luxembourgeoise baptisée J4A Holdings II SARL propriété de Joseph Oughourlian, un homme d'affaires français d'origine arménienne, fondateur du fonds d'investissement Amber Capital. Les autres actionnaires de Solferino sont Ignacio Aguillo qui possède 8,9 % de son capital, et qui est également le responsable du développement international de l'Atlético de Madrid, et le français Gilles Fretigne, l'un des dirigeants du fonds spéculatif Amber Capital qui possède, quant à lui, 2 % du capital.

Les deux hommes forts du Racing Club de Lens sont donc Joseph Oughourlian et Ignacio Aguillo qui dirigent le club et prennent les décisions. Gervais Martel devient un président salarié et n'est plus décisionnaire concernant les orientations économiques du club, son rôle étant plutôt représentatif.

Au démarrage de la saison 2017-2018, une série de 7 défaites consécutives cloue le RCL dans la zone de relégation et provoque le départ d'Alain Casanova. Appelé à la rescousse, la gloire du club Éric Sikora permet le maintien du club en Ligue 2. Les artésiens terminent à la 14e place. Cette saison catastrophique est embellie par un bon parcours en Coupe de France, chutant en quarts de finale aux tirs au but face aux Herbiers. Le 16 juin 2018, suite au départ de Gervais Martel, Joseph Oughourlian prend la présidence du RC Lens.

Un retour vers la Ligue 1 toujours plus pressant (2018-2020)[]

Sikora n'est pas maintenu à son poste à la fin de la saison, et est remplacé par Philippe Montanier, passé notamment par Valenciennes et Boulogne dans la région. Réputé pour son beau jeu, la première saison à sa tête démarre excellemment puisque le club se pose dès août en candidat à l'accession à la Ligue 1, et reste en concurrence avec Metz jusqu'en octobre. Toutefois, la dynamique s'arrête brutalement et les artésiens ne prendront qu'une victoire face à Brest en championnat sur les deux derniers mois, se classant toutefois troisièmes à la mi-saison.

Malgré une 2e partie de saison assez moyenne, les Sang et Or se qualifient pour la dernière place des playoffs à la dernière journée face à Orléans (victoire 5-2) aux dépens de Lorient. La nouvelle formule des barrages pousse le RCL à défier le Paris FC, 4e de la saison régulière, au Stade Charléty. Les lensois s'imposent (1-1, victoire 5-4 aux tirs au but) et s'envolent pour Troyes, 3e de saison régulière et dans une excellente dynamique de 14 matchs sans défaite. En effet, Lens devra patienter jusqu'aux prolongations pour venir à bout des aubois, qu'il battent 2-1 en finissant à dix contre dix.

Lens accède donc aux barrages d'accession de la Ligue 1 mais s'incline face à Dijon 4-2 en score cumulé (1-1 à Bollaert puis défaite 1-3 à l'extérieur). Les sang et or rempilent donc pour une cinquième saison consécutive en Ligue 2.

Suite à la pandémie de Covid-19 qui touche la France et donc à la fin des championnats professionnels de Ligue 1 et Ligue 2 votée par la LFP le 30 avril 2020, le club remonte en Ligue 1, 5 ans après l'avoir quittée.

Identité du club[]

Maillots[]

Depuis de nombreuses années, les joueurs du Racing Club de Lens arborent à domicile une tenue faite de rouge et de jaune. Mais dans les premières années d'existence du club, les couleurs n'étaient sensiblement pas les mêmes.

Lors de sa création, les jeunes du Racing jouent sur la Place verte (actuelle place de la République). Ils adoptent donc un maillot rayé de vert, en référence à leur terrain de jeu, et de noir, pour le charbon. Un an plus tard, ils doivent déménager : les rayures vertes sont remplacées par un damier rouge. À partir de 1908 ou 1910 et jusqu'en 1914, les joueurs figurent en Ligue d'Artois vêtus d'un nouveau maillot « économique », noir, avec les lettres RCL en blanc placées au centre du maillot.

Après la guerre, Lens adopte les couleurs de l’Union sportive du foyer franco-américain, créé en 1919 par Laroche, directeur du Comité de secours américain, qui aida le club à se reconstruire. Les Lensois portent alors un maillot bleu ciel, à parements blancs et rouges, et cela durant cinq années.

C’est en 1923 qu’apparaissent les couleurs sang et or, après la nomination de Pierre Moglia à la présidence. L'histoire raconte que Moglia choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol, en passant devant les ruines de l'église Saint-Léger, dernier vestige de l'occupation espagnole de 1648. Pendant plus de 85 ans, les motifs se succèdent, mais les couleurs ne changent pas. Après les bandes verticales (1924-1931), le rouge devient dominant (1931-1951). En 1955, le logo du club apparaît pour la première fois sur le maillot, qui présente une longue bande verticale de rouge sur fond jaune.

Après un retour aux bandes verticales rouges et jaunes, au milieu des années 1960, les premiers sponsors font leur apparition. Carrefour, enseigne de supermarchés en plein développement, est la première marque à barrer le maillot lensois dès 1972, suivi par Europe 1 de 1975 à 1983. D'autres groupes de distribution suivent : Auchan, fondé dans la région, de 1983 à 1989, puis Shopi, enseigne créée par Promodès, qui partage le sponsoring maillot avec le Crédit mutuel de 1990 à 1993. En 1997, le club se retrouve sans sponsor. Le constructeur automobile sud-coréen KIA, quasiment inconnu en Europe, a le flair de miser sur les Lensois l'année du titre de champion de France, ce qui lui permettra d'accroitre largement sa popularité en France, quelques mois avant que la maison mère ne se trouve en situation de faillite. En 1998, c'est Orange qui devient le partenaire principal du club, d'abord via sa filiale OLA, de 1998 à 2001, puis en son nom propre jusqu'en 2006. La marque verse par exemple 12 millions de francs au RC Lens en 2001-2002. LG, ancien sponsor de l'Olympique lyonnais prend la suite comme sponsor principal, Orange restant visible. En 2007, le club commence la saison sans sponsor maillot principal le temps qu'Invicta ne le devienne progressivement. En 2012-2013, le maillot affiche en début de saison monrclens.com, un sponsor participatif lancé par My Major Company.

Du côté des équipementiers, Le coq sportif a fourni officiellement pour la première fois le maillot lensois à partir de 1969. Il est remplacé en 1974 par Adidas, qui reste l'équipementier du RCL pendant vingt ans. Après Olympic (1994-1996) et Umbro (1996-2001), Nike habille les joueurs durant huit années. La firme américaine cède ensuite sa place à Reebok, qui s'engage pour cinq ans. Finalement, les dirigeants du groupe Adidas, auquel appartient Reebok, décident en 2011 de reprendre l'équipement sous leur marque principale. Depuis la saison 2018-2019, Macron est l'équipementier du club.

Logos[]

En 1955, Maurice Denis dessine le blason du club. Sur fond noir, une lampe jaune et des rayons de lumière rouge se détachent et sont surmontés du sigle RCL. Ce blason montre la volonté du club d'être le porte-parole des mineurs.

L'actuel blason représente les couleurs sang et or avec une lampe de mineur, et un château entouré de deux fleurs de lys (armoiries de la ville de Lens, ajoutées en 1979).

Bien que la forme globale du blason n'aie pas changé depuis 1979, des détails ont été modifiés, notamment l'ajout de l'année de création du club en 2001, puis une "touche de modernisation" en 2014 avec une nouvelle police de caractère pour les initiales du club, le retrait du "depuis" devant l'année de création, et une amélioration des contours.

Palmarès et résultats[]

Compétitions nationales et internationales[]

Le club remporte son titre le plus prestigieux en 1998 avec le championnat de France. Cette même année, le RC Lens est désigné « Club de l'année » par le magazine France Football, et atteint la finale de la Coupe de France, qu'il perd pour la troisième fois de son histoire, en autant de participations. Deux mois plus tard, Lens dispute et perd son premier Trophée des champions, puis gagne la Coupe de la Ligue en fin de saison 1998-1999, ajoutant ainsi, en un peu moins d'un an, un deuxième titre à son palmarès.

Par ailleurs, le RC Lens participe régulièrement à des tournois amicaux. Il a remporté notamment deux tournois d'été, la Coupe de l'Amitié, une compétition franco-italienne, en 1962, et la Coupe d'été, ancêtre de la Coupe de la Ligue, en 1994. Dans les années 1980, il participe quasiment chaque été au tournoi international de la communauté urbaine de Lille, où il retrouve son rival lillois et deux autres invités, au Stadium Nord de Villeneuve-d'Ascq. Arrivé cinq fois en finale (1981, 1983, 1984, 1985 et 1992), il ne le remportera jamais.

Palmarès du RC Lens en compétitions officielles
Compétitions nationales Compétitions internationales
Compétitions actuelles
  • Championnat de France de Division 1 / Ligue 1 (1)[Note 3],[47]
    • Champion en 1998.
    • Vice-champion en 1956, 1957, 1977 et 2002.
  • Coupe de France
    • Finaliste en 1948, 1975 et 1998.
  • Coupe de la Ligue (1)[48]
    • Vainqueur en 1999.
    • Finaliste en 2008.
  • Trophée des champions
    • Finaliste en 1998.
  • Championnat de France de Division 2 / Ligue 2 (4)[47]
    • Champion en 1937, 1949, 1973 et 2009.
    • Vice-champion en 1991 2014 et 2020
  • Championnat de France des tribunes
    • Vainqueur en 2009 (L2), 2010 (L1), 2013 (L2) et 2014 (L2).
Compétitions disparues
  • Coupe Charles Drago (3)[49]
    • Vainqueur en 1959, 1960 et 1965.
    • Finaliste en 1957.
Compétitions actuelles
  • Ligue des champions
    • Meilleure performance : phase de groupes en 1999 et en 2003.
  • Coupe UEFA / Ligue Europa
    • Meilleure performance : demi-finaliste en 2000.
Compétitions disparues
  • Coupe des coupes
    • Meilleure performance : huitième de finaliste en 1976.
  • Coupe Intertoto (1)
    • Vainqueur en 2005.

Scène nationale[]

Depuis l'adoption par le RC Lens du statut professionnel, soit depuis la saison 1934-1935, et jusqu'en 2019, Lens a disputé 58 saisons en première division et 17 en deuxième division. À cette date, le club est 11ème au classement de nombre de saisons passées en première division du championnat de France.

Bilan par championnat
Division Saisons Titres MJ V N D BP BC +/-
D1/L1 58 1 2120 770 572 778 2972 3011 -39
D2/L2 17 4 614 273 179 162 929 642 +287

Le club dispute par ailleurs une saison en Championnat de France amateur, alors troisième échelon du football français, en 1969-1970. Avant l'adoption du statut professionnel en 1934, le Racing évolue pendant cinq saisons en Division d'honneur du Nord, le plus haut niveau régional, et trois saisons en Promotion d'honneur auparavant.

En ce qui concerne les compétitions à élimination directe, le RC Lens est le club le plus titré en Coupe Charles Drago avec quatre finales dont trois gagnées, et le 4e club français en termes de participation à la Coupe de la Ligue, avec notamment deux finales dont une gagnée.

Récapitulatif des résultats du RC Lens en Coupes nationales en 2011
Coupe Participations J V N D BP BC +/-
CdF 87 266 124 53 89 613 341 +272
CdL 17 41 25 - 16 70 56 +14
Charles Drago 12 63 50 7 6 92 50 +42
TdC 1 1 0 0 1 0 1 -1

Scène européenne[]

Sur la scène européenne, Lens compte onze participations et 64 matchs de Coupe UEFA (devenue Ligue Europa), ce qui en fait en 2012 le 5e club français en la matière. Avec deux participations à la Ligue des champions, il est au 12e rang des clubs français.

Sa première campagne européenne remonte à la saison 1975-1976. En Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le Racing passe le premier tour puis s'incline en huitième de finale contre l'ADO La Haye. Deux ans plus tard, le club découvre la Coupe UEFA et s'illustre en battant six buts à zéro l'équipe de la Lazio en seizièmes de finale. Après plusieurs participations à la C3, Lens se mesure, à la suite de son titre de champion de France, aux meilleures équipes européennes lors de la saison 1998-1999, en Ligue des champions. Placé dans le groupe du champion d'Angleterre, Arsenal, et de celui d'Ukraine, le Dynamo Kiev, Lens lutte pour la qualification en quart de finale, grâce notamment à sa victoire sur la pelouse de Wembley, mais chute lors du match final alors qu'il a son destin entre ses mains. L'année suivante, le RC Lens réalise son plus beau parcours à ce jour en coupe d'Europe en atteignant les demi-finales de la Coupe UEFA, après avoir battu Kaiserlautern, l'Atlético de Madrid et le Celta Vigo.

Suivent ensuite quelques beaux matches de C1 ou de C3 (victoire sur le Milan AC, la Sampdoria, match nul à l'Olympiastadion face au Bayern Munich…) jusqu'à la saison 2007-2008, durant laquelle Lens dispute sa dernière campagne européenne.

Bilan par coupe
Coupe Saisons Meilleure performance J G N P Bp Bc Diff
Ligue des champions (1998-2002) 2 Phase de groupes 12 4 4 4 16 17 -1
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (1975) 1 Huitième de finale 4 1 1 2 10 7 +3
Coupe UEFA / Ligue Europa (1977-2007) 11 Demi-finale 64 28 17 19 110 74 +36
Coupe Intertoto (2000-2007) 3 Vainqueur (1) 12 7 4 1 21 8 +13
Évolution du classement UEFA du RC Lens
Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Position N.C 118e 100e 101e 56e 30e 50e 58e 42e
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Position 43e 78e 56e 39e 52e 66e 66e 87e 140e

Le RC Lens connaît ses meilleures performances européennes à la fin des années 1990. Il apparaît ainsi à la 30e place du classement UEFA en 2000 avec 22,735 points. À l'été 2012, il n'est plus que 140e avec 11,835 points, puis disparaît du classement lors de la saison 2012-2013.

Championnat de France des tribunes[]

Depuis 2007, La LFP organise le championnat de France des tribunes. Lens l'a emporté quatre fois (dont trois fois en tant que pensionnaire de la Ligue 2). Leur classement par saison est le suivant :

Classement du RC Lens dans le championnat des tribunes
Saison Division Classement
2006-2007 L1 5
2007-2008 L1 6
2008-2009 L2 1
2009-2010 L1 1
2010-2011 L1 7
2011-2012 L2 5
2012-2013 L2 1
2013-2014 L2 1
2014-2015 L1 7
2015-2016 L2 2
2016-2017 L2 3
2017-2018 L2 6
2018-2019 L2 3
2019-2020 L2 3

Distinctions et records[]

Récompenses collectives
  • Politique de recrutement de l'année France-Football : 1994 ; 2001
  • Classement du fair play : 2003
Scores
  • Plus large victoire en première division : Lens - RC Paris : 10-2, en 1964.
  • Plus lourde défaite en première division : AS Monaco - Lens : 6-0, en 1995.
  • Plus large victoire en coupe d’Europe : FC Avenir Beggen - Lens : 0-7 (Coupe UEFA, le 26 septembre 1995).
  • Plus lourde défaite en coupe d’Europe : FC Magdebourg - Lens : 4-0 (Coupe UEFA, le 23 novembre 1977) et Steaua Bucarest - Lens : 4-0 (Coupe UEFA, le 20 octobre 2005).
Joueurs
  • Plus grand nombre de matches en championnat : Éric Sikora (497 matches).
  • Plus grand nombre de matches en Coupe d'Europe : Seydou Keita (36 matches).
  • Meilleurs buteurs du club : Maryan Wisnieski et Ahmed Oudjani (93 réalisations).
  • Meilleur buteur de D1 : Ahmed Oudjani (30 buts en 1963-1964)
  • Meilleur buteur du club en Coupe d'Europe : Daniel Cousin (12 réalisations).
Divers
  • Record de France du taux de remplissage le plus élevé : 96,13 %, lors de la saison 2000-2001.
  • Plus grand nombre d'expulsions pour un club sur une saison : 13 expulsions en 2003-2004.
  • Record mondial de buts : Stefan Dembicki, 16 réalisations lors de Lens - Auby Asturies (Coupe de France, score final : 32-0)
  • Unique club français à avoir gagné au Stade de Wembley : Arsenal - Lens : 0-1 (Ligue des champions, le 25 novembre 1998).
  • Plus petit nombre de points sur une saison (3 points pour une victoire, 20 clubs) : 17 points (3 victoires, 8 nuls, 27 défaites) en 1988-1989
Records propres au club
  • Plus gros transfert entrant : Olivier Dacourt, de Everton, en 1999 pour 7,93M€.
  • Plus gros transfert sortant : El-Hadji Diouf, à Liverpool, en 2002 pour 14,77M€.
  • Saisons consécutives en D1 (L1) : 19 de la saison 1949-1950 à 1967-1968
  • Saisons consécutives d'absence en D1 (L1) : 5 de la saison 1968-1969 à 1972-1973 et de la saison 2015-2016 à 2019-2020

Personnalités du club[]

Historique des présidents[]

Le premier président du RC Lens se nomme Jules Joseph Van den Weghe : il est le père d'un des joueurs fondateurs, Jules Antoine Van den Weghe. Charles Douterlinghe, autre membre de la première équipe du Racing (les tenants du café « Chez Douterlinghe » se trouvent à l'origine de la création du club), devient à son tour président de 1912 à 1920, alors que le club traverse les difficiles années de la Première Guerre mondiale. Après le mandat de Marcel Pierron, Pierre Moglia occupe la présidence de 1923 à 1930. Il laisse sa marque au club en lui choisissant ses couleurs définitives : le sang et l'or du drapeau espagnol.

Jules Antoine Van Den Weghe, devenu président du RCL en 1933, se montre réticent à la professionnalisation du club. Il est remplacé en 1934 par Louis Brossard, ingénieur à la Compagnie des mines de Lens, qui lui mène le club au statut professionnel avec le soutien de son employeur. Il reste en poste 23 ans, terminant son mandat sur deux places de deuxième du championnat de France d'affilée.

Suivent ensuite Vital Lerat et Albert Hus, qui doit composer avec les baisses de budget. Redevenu amateur, le RC Lens est dirigé de 1968 à 1972 par René Houdart, mais c'est avec Jean Bondoux, soutenu par son directeur sportif Henri Trannin et le maire de Lens André Delelis, qu'il entreprend sa reconstruction.

Entré dans le comité de gestion en 1987, Gervais Martel accède à la présidence du RCL le 24 août 1988. L'homme d'affaires a alors 34 ans et doit sa fortune au succès de son hebdomadaire gratuit de petites annonces le Galibot, lancé en 1983. Il redresse brillamment le club, descendu en Division 2 avec un passif de 28 millions de francs : remontée en première division en 1991, qualification pour la Coupe UEFA en 1995 et 1996, champion de France en 1998, Coupe de la Ligue en 1999, demi-finale de Coupe UEFA en 2000 et participation à la Ligue des champions en 1998-1999 et 2002-2003. Le stade Bollaert est rénové et le centre de la Gaillette construit. Touché par les deux relégations de 2008 et 2011, Martel pense céder le club en 2011, se ravise avant d'être finalement poussé vers la sortie le 2 juillet 2012 par le Crédit agricole Nord de France, auquel il a dû vendre ses actions quelques mois plus tôt.

Le nouvel actionnaire nomme à sa place Luc Dayan, ancien actionnaire du Lille OSC et président éphémère du FC Nantes et du RC Strasbourg, où il mène des actions ciblées à la demande des actionnaires en place.

Gervais Martel reprend officiellement son fauteuil de Président à compter du 18 juillet 2013 grâce à l'investissement de son associé azéri, Hafiz Mammadov, et son groupe Baghlan Group FCZO.

Suite aux promesses non-tenues de la part d'Hafiz Mammadov, le club profite d'un fait juridique pour pouvoir retrouver un repreneur. La société Luxembourgeoise Solferino reprend avec l'Atlético Madrid les parts du club. Au bout d'un an, Gervais Martel quitte la présidence du club (mais pas la holding RC Lens) et Solferino prend l'action à 100% : Arnaud Pouille devient directeur général avant que l'actionnaire Joseph Oughourlian décide de prendre la présidence du club. À ce moment là, Gervais Martel n'est plus président de la holding et quitte le club.

Les présidents du RC Lens depuis 1906
no Nom Période
1 Jules J. Van den Weghe 1906-1907, 1908-1912
2 Lotin 1907-1908
3 Charles Douterlinghe 1912-1920
4 Marcel Pierron 1920-1923
5 Pierre Moglia 1923-1930
6 Renoult 1930-1933
7 Jules A. Van den Weghe 1933-1934
8 Louis Brossard 1934-1957
9 Vital Lerat 1957-1959
10 Albert Hus 1959-1968
11 René Houdart 1968-1972
12 Jean Bondoux 1972-1976
13 Jean-Pierre Defontaine 1976-1979
14 Jean Bondoux 1979-1986
15 Jean Honvault 1986-1988
16 Gervais Martel 1988-2012
17 Luc Dayan 2012-2013
18 Gervais Martel 2013-2017
19 Arnaud Pouille 2018
20 Joseph Oughourlian 2018 - présent

Historique des entraîneurs[]

Deux entraîneurs lensois ont remporté le Trophée UNFP du meilleur entraîneur : Daniel Leclercq en 1998, après la conquête du championnat de France, et Joël Muller en 2002, alors que son équipe est tout proche de renouveler l'exploit de 1998.

Avant eux, Arnold Sowinski a acquis une place particulière dans l'histoire des entraîneurs lensoisd 1. Ancien gardien de but du Racing, de 1952 à 1966 (il est de l'équipe deuxième du championnat en 1956), il a très vite, avant même la fin de sa carrière, porté des responsabilités d'encadrement des jeunes joueurs du club. En 1969, il reprend l'équipe première alors que le club est au bord de la faillite : il parvient en quelques années à la faire remonter de CFA en D1, en remportant au passage un titre de champion de France de D2. Finaliste de la Coupe de France 1975 mais battu par l'AS Saint-Étienne, son Racing est cependant qualifié pour la Coupe des Coupes, sa première compétition européenne. Deuxième en 1977, le RC Lens découvre l'année suivante la Coupe UEFA. Remplacé en 1978 après la relégation inattendue du club en D2, il retrouve son poste un an plus tard, pour deux nouvelles saisons. Resté au club, il réalise par la suite deux nouveaux intérims en 1982-1983, puis en 1988.

Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du RC Lens entré dans l'encadrement en 1992, n'a été à la tête de l'équipe première que deux ans, mais il y a remporté les deux principaux titres du club : le championnat de France en 1998 et la Coupe de la Ligue l'année suivante. Surnommé Le Druide dans le milieu du football, il quitte le club au bout d'un peu plus de deux saisons, mais demeure proche de son président, Gervais Martel. Il revient le 9 janvier 2008 à la demande de Martel comme directeur technique pour soutenir l'entraîneur en place, Jean-Pierre Papin, alors que le club peine en Ligue 1. Lens n'obtient finalement pas le maintien espéré. Leclercq tire de nouveau sa révérence en mai 2011 à la suite d'une nouvelle descente en Ligue 2 du club artésien.

C'est finalement un ancien de la maison en la personne de Jean-Guy Wallemme qui permet au club de remonté dès sa première saison en Ligue 2 avec le titre à la clé. Après une saison dans l'élite où les Sang & Or parviennent à se maintenir plus que correctement, ils redescendent la saison suivante. Wallemme est finalement remercié en janvier 2011 et remplacé par le Roumain László Bölöni qui ne tiendra que six mois à la tête de l'équipe n'accrochant pas l'ascenseur pour la montée. Gervais Martel pense réaliser un gros coup lorsqu'il signe Jean-Louis Garcia qui vient de manquer de peu la montée avec le SCO Angers pour 3 saisons mais après une saison moyenne et un début de saison suivante catastrophique, l'ancien gardien est licencié par le Crédit agricole Nord de France, nouveau propriétaire depuis l'été 2012. Souhaitant réaliser le plus d'économies possibles, la banque décide d'introniser Éric Sikora, symbole emblématique du club et entraîneur de la réserve lensoise, au poste d'entraîneur principal. Avec les moyens sportifs et financiers qui lui sont donnés, Cap'tain Siko introduit ses jeunes pousses dans l'équipe première et se maintient en parvenant à accrocher la 12e place.

Avec le retour de Gervais Martel à la tête de Lens et l'arrivée de son associé azéri Hafiz Mammadov, Éric Sikora retourne en réserve pour laisser sa place à Antoine Kombouaré, à l'aube de la saison 2013-2014, qui doit se terminer sur une montée aux vues des ambitions retrouvées et des comptes renfloués.

Les entraîneurs du RC Lens depuis 1934
no Nom Période
1 Jack Harris 1934
2 Robert De Veen 1934-1936
3 John Galbraith 1936-1938, 1939
4 Raymond François 1938
5 Joszef Eisenhoffer 1938-1939
6 Richard Buisson 1939-1941
7 Georges Beaucourt 1941-1942
8 Anton Marek 1942-1947, 1953-1956
9 Nicolas Hibst 1948-1950
10 Louis Dupal 1950-1953
11 Félix Witkowski 1956-1958
12 Karel Michlowski 1956-1958
13 Jules Bigot 1958-1962
14 Élie Fruchart 1962-1969


no Nom Période
15 Arnold Sowinski 1969-1978, 1979-1981, 1988
16 Roger Lemerre 1978-1979
17 Jean Sérafin 1981-1982
18 Gérard Houllier 1982-1985
19 Joachim Marx 1985-1988
20 Jean Parisseaux 1988-1989
21 Philippe Redon 1989
22 Marcel Husson 1989-1990
23 Arnaud Dos Santos 1990-1992
24 Patrice Bergues 1992-1996
25 Slavo Muslin 1996-mars 1997
26 Roger Lemerre mars 1997-1997
27 Daniel Leclercq 1997-octobre 1999
28 François Brisson octobre 1999-2000


no Nom Période
29 Rolland Courbis 2000-2001
30 Georges Tournay février-mai 2001
31 Joël Muller 2001-23 janvier 2005
32 Francis Gillot 24 janvier 2005-28 mai 2007
33 Guy Roux 5 juin-25 août 2007
34 Jean-Pierre Papin 25 août 2007-27 mai 2008
35 Jean-Guy Wallemme 27 mai 2008-2 janvier 2011
36 László Bölöni 2 janvier-1er juin 2011
37 Jean-Louis Garcia 1er juin 2011-24 septembre 2012
38 Éric Sikora 24 septembre 2012-25 juin 2013
39 Antoine Kombouaré 18 juillet 2013-30 mai 2016
40 Alain Casanova 13 juin 2016-20 août 2017
38 Éric Sikora 20 août 2017 - 18 mai 2018
41 Philippe Montanier mai 2018 - février 2020


no Nom Période
42 Franck Haise février 2020 -

Joueurs emblématiques[]

Éric Sikora est le joueur le plus capé de l'histoire du RC Lens ; il réalise toute sa carrière parmi les Sang et or, de 1985 à 2004, y disputant 589 matchs officiels. Le 24 septembre 2012, il prend en charge l'équipe première du RC Lens.

Parmi les capitaines glorieux du club lensois, Jean-Guy Wallemme est champion de France et finaliste de la Coupe de France en 1997-1998, Frédéric Déhu est vainqueur de la Coupe de la Ligue la saison suivante, Guillaume Warmuz est demi-finaliste de la Coupe UEFA en 2000.

La première star du club s'appelle Kid Fenton : l'Anglais, qui porte le couleurs du RC Lens de 1924 à 1932, est considéré comme le joueur lensois le plus brillant de l'entre-deux-guerresd. En 1933, le départ du jeune Ignace Kowalczyk (dit « Ignace »), un futur international français, à Valenciennes accélère l'adoption par le club lensois du statut professionnel. Les buteurs du club sont alors l'Autrichien Viktor Spechtl, meilleur buteur de Division 2 en 1936-1937, puis Stefan Dembicki, dit « Stanis », auteur d'un record de seize buts lors d'un match face à Auby-Asturies. Ce dernier est surtout l'auteur des deux buts lensois en finale de la Coupe de France 1948.

La vedette lensoise dans les années 1950 est l'ailier droit Maryan Wisniewski, sélectionné en équipe de France dès ses 18 ans en 1955.

Meilleurs buteurs en première division
Clast Nom Période Buts
1 Maryan Wisnieski 1953-63 93
Ahmed Oudjani 1958-65
3 Georges Lech 1962-68 71
4 Stefan Dembicki 1936-49 63
5 Jean Deloffre 1958-65 58
6 Egon Jönsson 1954-57 52
Meilleurs buteurs de l'histoire du RC Lens
Clast Nom Période Buts
1 Ahmed Oudjani 1958-1965, 1970-1972 118
2 Maryan Wisniewski 1953-1963 105
3 Georges Lech 1962-1968 78
4 Roger Boli 1989-1996 74
5 Casimir Zuraczek 1968-1976 64
6 Stefan Dembicki 1936-1949 63
7 Jean-Marie Elie 1967-1978 59
8 Jean Deloffre 1958-1965 58
9 Philippe Vercruysse 1980-1986, 1987-1988 56
10 Farès Bousdira 1971-1978 53

En 1958, il remporte avec les juniors lensois la Coupe Gambardella avant de participer à la coupe du monde où il est titulaire aux côtés de Raymond Kopa et Just Fontaine. Au moment de quitter le Nord pour l'Italie en 1963, il compte 314 matchs toutes compétitions confondues sous le maillot lensois (277 en championnat et 37 en Coupe de France), pour 105 buts (93 en championnat, un record qu'il partagera bientôt avec Ahmed Oudjani, meilleur buteur du championnat en 1964, et douze en Coupe).

Quelques années plus tard, ce sont les frères Georges et Bernard Lech, les deux internationaux français Guillaume Bieganski et Michel Stievenard ou encore le fidèle Bernard Placzek (487 matchs sous le maillot lensois, dont 377 en championnat) qui permettent au club de remporter quelques trophées annexes, comme la Coupe Charles Drago ou la Coupe de l'Amitié 1962.

Après un rapide retour à l'amateurisme, le club lensois peut compter sur le renfort de deux internationaux polonais, Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, pour retrouver l'élite et atteindre de nouveau la finale de la Coupe de France en 1975. En 1977, Lens recrute l'ailier gauche international de Valenciennes Didier Six, qui inscrit un triplé retentissant face à la Lazio de Rome en Coupe UEFA.

Dans les années 1980, l'entraîneur Gérard Houllier relance temporairement le club avec une génération de jeunes joueurs talentueux (Vercruysse, Xuereb, Sénac...), encadrée par des anciens comme Daniel Leclercq.

Record de sélections du RC Lens
Clast Nom Période Buts
1 Éric Sikora 1985-2004 590
2 Bernard Placzek 1957-1969 473
3 Jean-Guy Wallemme 1986-1998, 2001-2002 466
4 Guillaume Warmuz 1992-2003 427
5 Didier Sénac 1977-1987 350
6 Yohan Démont 2005-2013 332
7 Daniel Leclercq 1974-1983 332
8 Jean-Marie Elie 1967-1978 315
9 Hervé Flak 1975-1984 314
10 Maryan Wisniewski 1953-1963 314

La génération suivante sera plus glorieuse : les Jean-Guy Wallemme, Guillaume Warmuz, Éric Sikora, Frédéric Déhu et Pierre Laigle intègrent l'équipe première, dont l'attaque est composée de Roger Boli et l'international australien Robbie Slater. Lens retrouve l'élite, dont Boli est le meilleur buteur en 1994. Après la Pologne, le club se tourne vers l'Afrique pour son recrutement : les internationaux camerounais Marc-Vivien Foé et ivoirien Joël Tiéhi renforcent une équipe qui retrouve l'Europe, puis les attaquants Tony Vairelles et Vladimír Šmicer. En 1997, l'équipe est confiée à Daniel Leclercq, ancien joueur emblématique du club, qui recrute notamment les offensifs Anto Drobnjak et Stéphane Ziani. La saison est historique : les Lensois atteignent la finale de la Coupe de France mais surtout arrachent au FC Metz le titre de champion. Les départs de Walleme, Drobjnak et Ziani sont compensés par les arrivées de Moreira, Rool ou encore Nouma. Les Lensois signent un exploit restés dans les mémoires : s'imposer sur le terrain d'Arsenal.

Certains joueurs ont été distingués par la presse pour leurs performances sous le maillot lensois. C'est notamment le cas de Daniel Leclercq et Jean-Guy Wallemme, lauréats de l'Étoile d'Or France-Football (récompensant le meilleur joueur du championnat de France) en 1976-1977 et 1994-1995 respectivement, ou plus récemment de Vitorino Hilton et Seydou Keita, sélectionnés dans l'équipe-type des trophées UNFP du football (en 2007 pour les deux, en 2008 pour le premier). Dans le même cadre, Vedran Runje est élu meilleur gardien de Ligue 2 en 2009.

Dans un autre registre, l'Algérien Ahmed Oudjani puis le Franco-ivoirien Roger Boli ont terminé meilleur buteur du championnat de France en 1963-1964 (30 buts) et 1993-1994 (20 buts).

Internationaux français[]

Raymond François et Edmond Novicki sont les premiers joueurs du club lensois à évoluer en équipe de France. Les deux joueurs sont titulaires le 8 mars 1936 lors de la victoire française 3-0 contre la Belgique. Ce match est le seul effectué en sélection par François, Novicki marque lui un but lors de sa deuxième et dernière sélection l'année suivante contre l'Autriche. Le joueur lensois ayant joué le plus de rencontres avec la France est Maryan Wisniewski, sélectionné à 33 reprises entre 1955 et 1963.

Cinq joueurs ont participé à une coupe du monde durant leur passage à Lens. En 1958, Maryan Wisniewski joue les six matchs des Français dans la compétition et inscrit deux buts lors de la compétition qui voit la sélection tricolore terminer quatrième. Vingt ans plus tard, Didier Six joue les trois matchs de l'équipe de France éliminée au premier tour du mondial argentin. En 1986, Philippe Vercruysse et Daniel Xuereb représentent Lens dans la sélection nationale qui se classe troisième. Vercruysse joue trois matchs dont celui pour la troisième place tandis que Xuereb ne joue qu'une seule rencontre. Pour la Coupe du monde de football de 1998, malgré le récent titre de Champion de France du RC Lens, aucun joueur de son effectif ne sera convié en équipe de France de football. En 2006, année où la France s'incline en finale contre l'Italie, Alou Diarra dispute deux matchs dont la finale où il entre en jeu à la 56e minute à la place de Patrick Vieira.

Maryan Wisniewski ainsi que Michel Stievenard ont été appelés pour disputer un Championnat d'Europe en tant qu'international français. Ils font tous les deux partie de la sélection pour l'Euro 1960 que la France termine à la quatrième place. Les deux joueurs participent aux deux rencontres qui se soldent par deux défaites. Wisniewski inscrit un but contre la Yougoslavie.

En 1984, François Brisson, Didier Sénac et Daniel Xuereb font partie de l'équipe de France vainqueure du tournoi de football aux Jeux de Los Angeles grâce à deux buts inscrits par Brisson puis Xuereb. Xuereb est meilleur buteur de la compétition avec cinq buts, François Brisson marque lui à trois reprises durant ce tournoi olympique.

Internationaux français du RC Lens
no Nom Poste Sél. à Lens Sél. au total
1 Maryan Wisnieski Attaquant 33 33
2 Georges Lech Attaquant 16 35
3 Xercès Louis Milieu 12 12
4 Didier Six Attaquant 11 52
5 Alou Diarra Milieu 11 44
6 Guillaume Bieganski Défenseur 5 9
7 Philippe Vercruysse Milieu 4 12
8 Ladislas Siklo Milieu 4 4
9 Tony Vairelles Attaquant 3 8
10 Daniel Xuereb Attaquant 3 8
11 Pierre Laigle Milieu 2 8
12 Daniel Moreira Attaquant 2 3
13 Didier Sénac Défenseur 2 3
14 François Brisson Attaquant 2 2
15 Edmond Novicki Attaquant 2 2
16 Michel Stievenard Attaquant 2 2
17 Frédéric Déhu Défenseur 1 5
18 Farès Bousdira Milieu 1 1
19 Paul Courtin Attaquant 1 1
20 Jean Desgranges Attaquant 1 1
21 Raymond François Milieu 1 1
22 Richard Krawczyk Milieu 1 1
23 Marcel Ourdouillié Milieu 1 1

Structures du club[]

Structures sportives[]

Stades[]

Le stade Bollaert-Delelis, initialement nommé stade Félix-Bollaert, qui doit son nom à l'ancien directeur commercial de la compagnie des mines de Lens qui décida sa construction en 1931, est le stade du Racing Club de Len. Dans la perspective d'un passage du club au statut professionnel, les travaux sont lancés en 1932 et le stade est inauguré deux ans plus tard.

Avant de résider à « Bollaert », le club a déménagé de nombreuses fois : initialement basé sur la place Verte (actuelle place de la République), il occupe en 1907 la « pâture Mercier », près de la fosse 2, puis le « terrain de la Gendarmerie » le long de la route de Béthune. En 1912 les Racingmen adoptent le « terrain de la Glissoire » près de la fosse 5 (à Avion). Détruit en partie lors de la Première Guerre mondiale, il n'est rouvert qu'en 1922. Deux ans plus tard, le RCL obtient l'autorisation d'utiliser le stade municipal Raoul-Briquet, où il déménage définitivement en 1927 lorsqu'il obtient le droit de l'occuper gratuitement (aujourd'hui stade Léo-Lagrange, il est utilisé par la réserve du club).

Le stade Bollaert-Delelis, avec les 41 229 places qu'il contient depuis 1998, pourrait à lui seul accueillir dans ses tribunes toute la population de la commune de Lens, qui est inférieure à 40 000 habitants.

Faisant suite aux belles années 2000 du RCL, le président Gervais Martel projette de rénover le stade et d'en agrandir la capacité à environ 50 000 places. Ce projet est mis en suspens à la suite de la relégation du club en Ligue 2 en 2008, qui ne dure qu'un an. Le stade est porté candidat pour la réception de l'Euro 2016. Le 20 mai 2011, Bollaert fait partie des neuf stades désignés. Le projet de rénovation, évalué à hauteur de 78 millions d'euros, devrait permettre de monter la capacité du stade à environ 44 000 spectateurs. En septembre 2012, l'enceinte est rebaptisée stade Bollaert-Delelis, du nom d'André Delelis, ancien maire de Lens.

Pour l'Euro 2016, le stade sera rénové et verra sa capacité diminuer à 38 233 places. Le projet de stade a 44 000 places fut abandonné par suite de la diminution du budget qui est passé de 90 millions à 70 millions.

Centre d'entraînement et de formation[]

La Gaillette est le centre technique d'entraînement et de formation du Racing Club de Lens, inauguré le 10 octobre 2002 en présence du président du RCL Gervais Martel, du Ministre des sports Jean-François Lamour et du président de la LNF Frédéric Thiriez. Le centre compte douze terrains, dont notamment le Dôme, terrain couvert synthétique et chauffé de plus de 8 500 m2, un des plus grands d'Europe, ou le Wembley, dont la pelouse est identique à celle de Bollaert.

La Gaillette accueille douze équipes (des moins de 9 ans à la CFA) et 150 jeunes en formation, des chambres destinées à loger les jeunes joueurs, des salles de musculation, de rééducation et de récupération, un espace de balnéothérapie, un amphithéâtre de 250 places, une salle de restauration, un espace consacré à l'administration du club et à la chaîne RCL TV. Le coût total de cet équipement est évalué à 15 millions d'euros, les terrains ayant été cédés par la ville d'Avion au prix estimé par les domaines, soit 121 000 . Le coût de fonctionnement du centre se chiffre à plusieurs millions d'euros par an.

Côté formation, un aspect sur lequel le club a mis l'accent avec l'ouverture de la Gaillette, le niveau du centre s'affirme avec de plus en plus de joueurs ayant réussi à percer dans le milieu du football. Le centre est classé en 2012 au 5e rang du classement des centres de formation français établi par la Direction technique nationale (il était 12e en 2010) et se trouve confirmé dans la catégorie A, le plus haut échelon pour un centre de formation en France en ce qui concerne les moyens destinés à la formation.

Le point faible de la formation lensois a longtemps été le manque de temps de jeu au niveau professionnel pour les joueurs formés, comme cela a pu être le cas avec les jeunes Gaël Kakuta, Adel Taarabt ou Nolan Roux, partis avant d'avoir pu exprimer leur potentiel en équipe première. Ce point semble s'être amélioré ces dernières années, avec les arrivées concluantes de Adil Hermach, Raphaël Varane, Serge Aurier, Kévin Monnet-Paquet, Samba Sow, Thorgan Hazard, Geoffrey Kondogbia dans le groupe professionnel. L'objectif déclaré du club est d'avoir un quart de son effectif professionnel directement issu de son centre de formation. Néanmoins, la Gaillette est véritablement victime d'une « fuite des talents ».

Aspects juridiques et économiques[]

Statut juridique et légal[]

Le RC Lens, comme tous les clubs professionnels français, s'appuie sur deux organisations : une Société anonyme (en l’occurrence une SASP, créée avant 2002), chargée de la gestion de l'équipe professionnelle, et une association loi de 1901, affiliée à la Fédération française de football, chargée notamment de la formation. D'un capital de 3 041 907 euros, la SASP voit sa valeur augmenter fin novembre 2012, Luc Dayan annonçant une augmentation de capital à hauteur de 15 millions d'euros.

En 2005, le président du club Gervais Martel, via sa holding GM Finances, possède 99 % de « RCL Développement et Management », dont la SASP du RC Lens est une filiale, aux côtés d'autres filiales chargées des activités connexes au football (vente de produits dérivés, événementiel, sécurité, restauration, etc.). En juin 2011, face au risque de dépôt de bilan, Martel doit céder la majorité des parts de GM Finances au Crédit agricole Nord de France. Le Crédit agricole devient alors l'actionnaire principal du club (détenant entre 61 et 70 % de la SASP), suivi de GM Finances (27,34 %). Plus tard, en décembre 2012, GM Finances est renommé Sang et Or Finances (FSO) dans le cadre d'une augmentation de capital. Cette augmentation de capital de 15 millions d'euros est effectuée par le Crédit agricole Nord de France (CANF), ce qui porte sa participation dans le capital du club à plus de 99 %.

En 2013, Gervais Martel se lie au financier azéri Hafiz Mammadov dans le but de reprendre le club. Ceux-ci sont associés au sein d'une société par actions simplifiée, RCL Holding, créée le 27 juin 2013 et détenue à 99,99 % par Mammadov via son conglomérat Baghlan Group, le restant à Martel via sa société GIM2. RCL Holding rachète ses parts au CANF et possède alors 98,92 % de FSO, elle-même détentrice de 99,78 % de la SASP RC Lens. La société FSO est supprimée au 23 juillet 2014 avec effet rétroactif au 1er juillet 2013 et seule subsiste RCL Holding. Bien que l'actionnariat soit de 99,99 % en faveur de Mammadov, le statut juridique de RCL Holding permet de répartir différemment les droits de vote en conseil d'administration qui sont de 60 % pour Mammadov et 40 % pour Martel, qui dispose d'une minorité de blocage.

Partenariats[]

Face aux difficultés rencontrées par le Racing aux niveaux sportif et financier, les dirigeants décident à l'été 2011 de créer un partenariat avec le KV Courtrai, dans le but « d'échanger le savoir-faire et d'optimiser les performances des deux clubs ». Ce partenariat est validé après le transfert de Steven Joseph-Monrose, jeune joueur lensois transféré vers le club belge.

Il existe également un partenariat entre le Racing Club de Lens et le Chelsea FC à la suite de « l'affaire Kakuta ».

En mai 2013, le président Luc Dayan annonce la signature d'un partenariat entre le RC Lens et l'USA Perpignan, club de première division de rugby à XV. Il est basé sur trois points : l'organisation de stages d'avant-saison, de matches entre les deux villes, et de stages de football et de rugby destinés aux jeunes.

Éléments comptables[]

Budget[]

Historique du budget prévisionnel du RC Lens

Saison 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Budget 58,8 M€ 46,5 M€ 68,9 M€ 65,2 M€ 67,4 M€ 66,9 M€ 48,4 M€ 52 M€ 43,8 M€ 20 M€
Saison 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019
Budget 25 M€ 22 M€ 36 M€ 21 M€ 18 M€ 41 M€ 30 M€

Résultat[]

Entre 2000 et 2002, le club fait partie du 2e quart du championnat en matières de charges (comprises entre 183 et 349 millions de francs en 2000-2001, entre 34 et 65 millions d’euros en 2001-2002).

Soutien et image[]

Affluences[]

Lors de la saison 2000-2001, le RC Lens réalise sa meilleure affluence moyenne ; en moyenne 39 640 personnes ont assisté aux rencontres du club au stade Félix-Bollaert cette saison-là, où le club termine à la 14e place du championnat. La pire moyenne est réalisée lors de la saison 1969-1970 (1 308), quand le club sous statut amateur évoluait en troisième division.

Le record d’affluence à Bollaert est enregistré pour la réception de l'Olympique de Marseille le 15 février 1992. Les Lensois battent 2-1 les Marseillais devant 48 912 spectateurs. Ce record a été établi avant les travaux pour la Coupe du monde 1998 et ne peut plus être atteint dans la configuration actuelle du stade.

Supporters[]

Le public lensois a souvent été qualifié de meilleur en France, encourageant le club dans les bons comme les mauvais moments. Dans les années 1970, les supporteurs lensois sont reconnus pour leur « gentillesse », en opposition aux fans britanniques désignés comme des hooligans voire des « sauvages ». Le public lensois est salué pour sa chaleur, sa ferveur et son enthousiasme et est récompensé à ce titre par l'Association contre la violence dans le sport en 1976. Il est aussi désigné « Meilleur public de France » dès 1975. Depuis la création de récompenses pour les supporters, ceux du RC Lens figurent régulièrement aux premières places : ils obtiennent le Challenge du meilleur public de la LFP en 2000 et 2002 puis le championnat des tribunes de Ligue 2 en 2008-2009 et de Ligue 1 la saison suivante, des titres officiels décernés par la Ligue de football professionnel.

Depuis les années 1950, le public qui garnit le stade Bollaert n'est pas uniquement originaire de la ville de Lens ou de ses alentours. Les supporters du RCL viennent de toute la région Nord-Pas-de-Calais, les personnes résidentes à Arras, Boulogne-sur-Mer ou Calais n'hésitant pas à faire le déplacement.

Le premier club de supporters a été fondé en 1926 par Maurice Carton sous le nom d'Allez Lens, devenu Supporter club lensois, Supp'R'Lens en 1991 puis 12 Lensois en 2002. Ce nom symbolise le douzième homme, et c'est dans ce sens, mais aussi pour montrer l'intérêt du club à son association de supporters, que le président du Racing Club de Lens, Gervais Martel décide de ne plus attribuer le numéro 12 à un des joueurs. Cette association de supporters compte sept mille adhérents et est présente en 2005 dans une vingtaine de départements français ainsi qu'en Belgique. À côté de ce groupe officiel figurent d'autres associations tels les Tigers ou le Kop Sang et Or, qualifiés généralement d'« ultra ». Le stade Bollaert a la particularité d'abriter le kop lensois au niveau de sa tribune latérale Tony Marek, contrairement à l'usage des clubs autres clubs français où les associations de supporters se localisent dans les virages.

L'animation du stade est assurée par Dominique Regia-Corte, qui est également chargé des relations entre le club et les groupes de supporteurs. À l'aube de la saison 2017-2018, il est remplacé au poste de speaker par Cyril Jamet, animateur sur Horizon, la radio locale Lens - Béthune - Bruay.

Rivalités[]

Les rencontres contre le Lille OSC font partie des matchs les plus attendus de la saison par tous les supporters lensois. L'origine de la rivalité date du début des années 1930 ; le RCL était alors opposé à l'Olympique lillois (OL), les supporters de ce dernier craignant les matchs contre le RCL. La proximité entre les villes de Lens et Lille (40 kilomètres les séparent) a favorisé le développement rapide de la rivalité, qui a connu un essor notable à partir de 1937, année de l'accession du RCL en première division.

Depuis les rencontres entre le RCL et le LOSC ont pour enjeu une « suprématie régionale ». Culturellement, les matchs ont pour fond l'opposition entre la ville de Lens prolétaire et celle de Lille qualifiée de bourgeoise. Des débordements sont parfois à signaler mais cela reste généralement au stade des railleries entre les deux camps, basés sur des clichés sociaux et la situation sportive des clubs quand ils sont en difficulté. Les statistiques entre les deux clubs sont, à l'heure actuelle, à l'avantage du LOSC ; le club lillois est plus titré que le RCL et a remporté sept derbies de plus que les Sang et Or.

Le Valenciennes FC est un autre club phare de la région, toutefois la rivalité n'est en rien comparable avec celle du LOSC. Le passé ouvrier des deux villes crée un lien sociologique entre les supporters.

Relation avec les médias[]

Le président Martel fut cofondateur, avec le président de l'AS Saint-Étienne, de sa propre chaîne de télévision qui traite de l'actualité des 2 clubs, Onzéo, créé le 26 septembre 2006. Depuis, de nombreux clubs (OGC Nice, Montpellier HSC, US Boulogne-sur-Mer, AS Nancy, SM Caen, Le Havre AC, EA Guingamp, CS Sedan, FC Sochaux, Le Mans FC) ont rejoint le projet.

Le RC Lens possède également son propre organe de presse : Sang et Or Magazine.

Popularité[]

Différents sondages montrent que le RCL est assez apprécié au niveau national, même si le club reste derrière l'Olympique de Marseille, l'Olympique lyonnais ou le Paris Saint-Germain en termes de popularité. En 2006, 3 % du panel Ipsos a répondu le Racing à la question « Quel est le club de football professionnel français que vous préférez ? », le club lensois étant cinquième dans le classement de l'institut. En 2008, le RCL est classé sixième club de l'élite préféré par les Français selon l'IFOP.

En janvier 2012, selon un sondage de La Voix du Nord, le club artésien est préféré par les habitants du Nord-Pas-de-Calais (NPDC) à 26 % et à 16 % pour l'ensemble des Français. Pour la première fois, le RCL obtient de moins bons résultats que le rival lillois (respectivement 39 % et 28 %) dans le sondage bisannuel de La Voix du Nord. Cinq mois plus tard, le baromètre ScanClub confirme cet inversement. Le Parisien publie un sondage dans lequel les résidents du NPDC se considèrent supporters d'abord du LOSC puis du RCL.

Sur les réseaux sociaux, le RCL est le club de Ligue 2 le plus suivi. En effet, il apparaît à la première place des classements des clubs de deuxième division sur Facebook et Twitter. Mais sur ce point, le RC Lens est une nouvelle fois supplanté par le rival qu'est le LOSC. Ce dernier compte plus de personnes qui « aiment » sur Facebook (888 893 personnes contre 368 877) et plus d'abonnés sur Twitter (685 000 abonnés contre 221 000) que le RC Lens.

Le Racing Club de Lens a fait une apparition dans le film de Dany Boon, le plus gros succès du cinéma français, Bienvenue chez les Ch'tis. La scène, qui montre le public lensois interpréter Les Corons, fut tournée au Stade Bollaert à l'occasion du match Lens-Nice du 19 mai 2007. C'est d'ailleurs ce film qui a inspiré la "banderole" déployée par des supporters parisiens lors de la Finale de la Coupe de la Ligue 2007-2008.

Dans le film Jeux d'enfants de Yann Samuell, Sergei Nimov Nimovitch (interprété par Gilles Lellouche), mari de Sophie (interprétée par Marion Cotillard), est un joueur du RC Lens (similitude des couleurs), les supporters Lensois et le stade Bollaert sont également présents dans ce film.

Tout comme Bienvenue chez les ch'tis, une scène du film Chez nous de Lucas Belvaux est tournée au Stade Bollaert-Delelis. L'image de l'actrice principale Emilie Dequenne, portant une écharpe sang-et-or dans les tribunes du stade, sert même d'affiche promotionnelle au film.

Autres équipes[]

Équipes de jeunes[]

Signe de l'importance qu'a pu avoir la formation au RC Lens, ses équipes de jeunes ont remporté un certain nombre de titres nationaux, et notamment trois fois la Coupe Gambardella en 1957, 1958 et 1992.

Le magazine France Football récompense sa « politique de jeunes » en 1966 et 1977. Le club remporte également le challenge du meilleur club de jeunes en 1983.

Palmarès du RC Lens en compétitions de jeunes127
Compétitions internationales Compétitions nationales Compétitions régionales
  • Danone Nations Cup (1) :
    • Vainqueur : 2013
  • European Futsal Cup (- 11 ans) :
    • Vainqueur : 2016
  • Coupe Gambardella (3) :
    • Vainqueur : 1957, 1958 et 1992
    • Finaliste : 1979, 1983, 1993, 1995 et 2016
  • Championnat de France -19 ans (1) :
    • Vainqueur : 2009
  • Championnat de France -17 ans (1) :
    • Vainqueur : 2012
    • Finaliste : 2009
  • Championnat national des Cadets (4) :
    • Vainqueur : 1978, 1981, 1985 et 1986
    • Finaliste : 1983
  • Tournoi des centres de formation
    • Vainqueur : 2003, 2006 et 2011
  • Tournoi international de Rezé (- 19 ans) :
    • Vainqueur : 1992, 1996 et 2008
  • Eurofoot de Dourges (- 19 ans) :
    • Vainqueur : 2011138

Cécifoot[]

Le Racing Club de Lens dispose à partir de 2018 d'une équipe de cécifoot par regroupement entre le club lensois et la section de cécifoot préexistante dans la formation voisine de l'AS Violaines.

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